🦠L Art Sert Il A Quelque Chose
Accueil> Risque et Réglementations > Le monopole bancaire sert-il (encore) à quelque chose ? Point de vue Le monopole bancaire sert-il (encore) à quelque chose ? À l'heure où le monopole bancaire « à la française » se trouve de plus en plus bousculé, la question de sa raison d'être, voire de son utilité, mérite d'être posée. L'auteur • Hubert de Vauplane • Avocat associé
Cetteconception est donc dangereuse pour l'art lui-même. L'art est un jeu désintéressé qui se justifie par sa seule beauté. Date : vendredi 18 février 2011. CONFÉRENCE PAR JEAN-PIERRE ESTRAMPES Association ALDÉRAN Toulouse pour la promotion de la Philosophie MAISON DE LA PHILOSOPHIE 29 rue de la digue, 31300 Toulouse Tél :
Argument2. Remarquons tout d’abord que l’art a un caractère universel et historique. Il doit donc bien avoir une utilité. L’art est universel en ce sens qu’il n’est pas un produit de luxe destiné uniquement à certaines tranches de la populations ni apparait uniquement dans
Quel'oeuvre d'art n'ait pas de fonction assignable ne signifie pas que l'art ne sert à rien : Hegel, dans son Esthétique, lui assigne même la tâche la plus haute. Une œuvre n'a pas pour but de reproduire la nature avec les faibles moyens dont l'artiste dispose, mais de la recréer. Dans le tableau, ce n'est donc pas la nature que je contemple, mais l'esprit humain : l'art est le moyen
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Enfin on peut démontrer que l’art est un substitut à la violence : Il permet de dire ce que la parole ne peut exprimer . Il joue avec la violence, pour en canaliser la pratique. De fait, la violence est partout, dans tous les arts : dans la littérature, bien sur, qui s’en repait. Au cinéma, qui fait pire. Dans la musique, qui
L’art n'apporte rien à l'homme qui lui permet de vivre, d'évoluer, et c’est d’ailleurs une des fonctions de l’art que d’être désintéressé, comme le dit Oscar Wilde « l’art est tout à fait inutile ».
Dautre part, il considère comme une forme de sublimation les formations réactionnelles c'est-à -dire ces barrières élevées contre les pulsions, consolidées pendant la période de latence par l'éducation, mais qui tirent leurs forces de la libido elle-même. Ainsi se forment les traits de caractère : « Ainsi l'entêtement, l'économie, le goût de l'ordre découlent-ils de l
Aquoi sert l'art? Pour moi il sert à donner des émotions, à pousser à la réflexion. D'ailleurs sous les dictatures ce sont la presse et les artistes qu'ils mettent en prison, c'est qu'elles sert donc à quelques chose! Et je crois même qu'elle peut changer le monde, d'une certaine façon. Car le monde est perçu individuellement, et si
CyDD. La question de la beauté, dans l’Antiquité, est liée essentiellement à beauté naturelle, qui représente l’idéal ou le modèle de la beauté. L’art, cherchant à rivaliser avec la nature, ne produit que des imitations, il est artifice ». Hegel 1770-1831 explique en quoi l’imitation de la nature demeurait la principale finalité de l’art grec Zeuxis peignait des raisins qui avaient une apparence tellement naturelle que les pigeons s’y trompaient et venaient les picorer, et Praxeas peignit un rideau qui trompa un homme, le peintre lui-même. On parle, dans ce cas, d’un triomphe de l’art » Esthétique I, 1829. Il ajoute On peut dire d’une façon générale qu’en voulant rivaliser avec la nature par l’imitation, l’art restera toujours au-dessous de la nature et pourra être comparé à un ver faisant des efforts pour égaler un éléphant ». S’établit avec Hegel et pour l’ensemble de la philosophie moderne un renversement total c’est désormais par rapport à l’homme que la nature est pensée La beauté artistique, fruit de l’esprit, est supérieure à la beauté naturelle » Esthétique, début de l’introduction. Oscar Wilde, écrivain irlandais, l’auteur du Portrait de Dorian Gray 1891, influencé par les écrits sur l’art de Baudelaire et de Théophile Gautier, va jusqu’à affirmer que ce sont la nature et la vie qui imitent l’art Des jeunes hommes se sont suicidés parce que Rolla [héros de Musset dans le roman éponyme de 1833] et Werher [héros de Goethe dans le roman Les souffrances du jeune Werther de 1774] se sont suicidés ». Les personnages réels imitent des personnages de fiction. Et nous sommes, en peinture, au tout début du mouvement impressionniste. Il n’empêche que les appréciations d’Oscar Wilde peuvent sembler aujourd’hui critiquables d’après la conception moderne de l’art, les Monet sont supérieurs aux Corot ; les couchers de soleil de Turner sont, écrit Wilde, tout à fait passés de mode …. Les admirer est un signe marquant de provincialisme. » Nietzsche 1844-1900 va idéaliser l’artiste, et l’opposer au philosophe et à ce que nous appelons finalement, aujourd’hui, depuis Zola et l’affaire Dreyfus, l’intellectuel. Seule la vie de l’artiste mérite d’être vécue. Dans La Naissance de la Tragédie, Nietzsche renverse les valeurs établies par certains Grecs Socrate est principalement visé en expliquant que l’art est un remède contre toutes les maladies de la réalité. Nietzsche n’aime pas la réalité. Il défend au contraire le monde de l’apparence et de l’illusion, celui de la légèreté et de la superficialité. Nietzsche, qui n’aime pas non plus l’esprit de sérieux, est resté un enfant. L’artiste représente l’homme vrai ». Il faut lire, écrit-il encore, les livres qui vous apprennent à danser » Humain, trop humain, I, § 206, 1878 et 1886.
L'art sert-il à quelque chose ? En 1917, Marcel Duchamps expose dans un salon d'art un urinoir. L'objet qu'est l'urinoir, en devenant oeuvre d'art, perd sa fonction initiale. Des lors qu'il est exposé dans un salon d'art, on ne s'en servira plus pour uriner. Peut-on dire qu'il sert à quelque chose ? On aurait plutôt envie de dire qu'il ne sert maintenant plus à rien, et que le propre des oeuvre d'art est qu'elles ne servent à rien. En effet, dès lors que l'on trouve une utilité à une oeuvre d'art est qu'elles ne servent à rien. En effet dès lors que l'on trouve une utilité à une oeuvre d'art, on lui fera perdre son statut d'oeuvre d'art. Par exemple si on se sert d'un morceau de musique pour donner un rythme à ses mouvements, comme le font les militaires, alors on se rapporte alors au morceau de musique non plus comme à une oeuvre d'art mais comme un outil, une technique, ou un instrument. Mais on peut également écouter le même morceau de musique pour rien, sans avoir en vue quelconque action à accomplir. On se rapporte alors au morceau comme à l'art. Il semble donc que par définition, l'oeuvre d'art ne serve a rien. Alors que les objets techniques servent à quelque chose, c'est à dire sont un moyen en vue d'une fin le marteau sert à planter un clou, on ne martèle par pas pour marteler, l'art est une fin en soi on cherche l'art pour l'art. Mais par ailleurs, dire de l'art qu'il ne sert a rien, c'est en faire quelque chose de plaisant, distrayant, mais vain. Or, cela semble allez à l'encontre de ce constat simple, à savoir que toutes les civilisations ont développés des arts qui leur étaient propres, comme si l'art correspondait à un besoin essentiel chez l'homme. Le problème est donc que d'un coté le concept de l'utilité être un moyen en vue d'une fin semble impropre pour penser l'art, mais de l'autre il ne faut pas exclure toute idée d'utilité pour penser l'art, sans quoi on en fait une vanité. Quel concept d'utilité doit-on construire pour rendre compte de cette impression que nous avons, à savoir que l'art correspond à un besoin essentiel ? Partie ... Mais doit-on limiter l'art à cela ? Le souci pour l'art ne satisfait-il pas autre chose que ce besoin de distinction sociale ? Que certains se servent de l'art à cette fin, cela n'implique pas que l'art ne serve qu'à ça. Ne peut-on dégager quelque chose comme un besoin d'art, c'est a dire un besoin qui ne pourrait être comblé que par l'art ? >transition Partie 2 Que l'art ait un intérêt en lui-même, c'est ce que plusieurs faits laissent à penser. Remarquons d'abord que l'art à un caractère universel qui empêche de le considérer comme un luxe qui n'aurait d’intérêt que pour certaines des franges de la population. Cette universalité est un fait historique des peintures rupestres réalisées à l'époque préhistorique, jusqu'à l'art contemporain si présent dans une société pourtant rationnelle et soucieuse de rentabilité, l'art a toujours existé. C'est également un fait géographique toutes les civilisations, sans exception, ont produit des chants, des dessins ou des objets, que nous pouvons assimiler à l'art. Comment expliquer qu'il soit présent de manière universelle s'il ne répondait à aucune nécessité inscrite dans la nature humaine ? >exemple et reformulation du sujet Il n'est d'ailleurs pas besoin de faire appel à l'histoire de l'humanité pour trouver des preuves de ce besoin d'art et de l’intérêt qu'il présente pour chacun d'entre nous. Il suffit d'observer pour cela les jeunes enfants et l'enthousiasme qu'ils mettent à fabriquer des objets, à dessiner, ou à produire de la musique pour comprendre qu'il existe chez eux, et donc chez nous tous, une envie profonde, voire un besoin de créer, d'inventer, de s'essayer à modifier son environnement pour fabriquer des formes et des sons qui plaisent, au lieu de se contenter de celles et ceux qui existent déjà . >exemples pour introduire la thèse d'un auteur. On commence à introduire l'idée qu'il existe encore un autre type de besoin Hegel explique ainsi dans l' Esthétique que c'est sois même qu'on projette dans les œuvres. Semblable, explique-t-il, au petit garçon qui jette des cailloux dans la rivière et regarde les ronds formés à la surface de l'eau », l'artiste admire avant tout dans ses productions une œuvre qui est la sienne et dans laquelle il peut se reconnaître, ayant rendue visible sont intériorité. Plus précisément, se reconnaître comme auteur de ses transformations, c'est reconnaître sa capacité à transformer le monde selon ses volontés, et donc se reconnaître comme individu libre. L'art répondrait ainsi à ce que Hegel nomme un besoin spirituel », par opposition aux besoins matériels, il servirait au créateur à s'exprimer et à prendre conscience, à travers ce qu'il fait des choses, de sa propre liberté. >référence philosophique. Distinction entre besoin spirituel/matériel. Toutefois, Hegel reconnaît qu'il n'y a pas que l'art qui permet d'assouvir ce besoin. N'importe quelle transformation de la matière, et l'art dévoile simplement avec plus de clarté qu'il assouvit ce besoin, n'ayant pas d'autre utilité manifeste à la différence d'une activité technique comme couper du bois par exemple. Faut-il alors renoncer à dégager un besoin qui serait spécifique à l'art ? Dans la mesure où l'art n'est pas seulement l'affaire des artistes, mais également des spectateurs, on peut se tourner vers ces derniers. De quel ordre ce besoin de contempler des œuvres d'art est-il ? Correspond-il à un besoin d'art à strictement parler ? >transition. »
La sublimation le cas de Léonard de Vinci La sublimation est une des notions qui ont le plus retenu l'attention en dehorsmême de la psychanalyse parce qu'elle semble susceptible d'éclairer lesactivités dites supérieures », intellectuelles ou artistiques. Pour cette raisonmême, sa définition est incertaine, chez Freud lui-même, parce qu'elle faitappel à des valeurs extérieures à la théorie métapsychologique. Le mot mêmeévoque bien entendu la grande catégorie morale et esthétique du sublime,mais aussi la transformation chimique d'un corps quand il passe de l'état solideà l'état gazeux. Peut-être pouvons-nous en tirer l'idée d'élévation depuis lesbas-fonds sexuels ? de l'âme jusqu'à ses expressions les plus élevées. Lapsychanalyse ferait alors le mouvement inverse de celui que lui assignaitFreud quand il choisissait comme épigraphe à L'interprétation des rêves, levers de Virgile dans l'Énéide Flectere si nequeo superos, Acherontamovebo » Si je ne peux fléchir les dieux d'en haut, j'ébranlerai ceux del'enfer ». Freud va jusqu'à utiliser l'expression paradoxale de libidodésexualisée », éloignée des buts et objets sexuels. Notons cependant quece n'est pas l'instinct sexuel » unifié qui est ainsi sublimé. La sublimation estessentiellement le destin des pulsions partielles, c'est-à -dire celles dontl'issue aurait pu être la perversion ou la névrose. Freud n'a guère précisé ledomaine de la sublimation en dehors des activités scientifiques ou le Malaise dans la civilisation il semble lui rattacher les activités professionnelles quand elles sont librement choisies. D'autre part, il considère comme une forme de sublimation lesformations réactionnelles c'est-à -dire ces barrières élevées contre les pulsions, consolidées pendant la période delatence par l'éducation, mais qui tirent leurs forces de la libido elle-même. Ainsi se forment les traits de caractère Ainsi l'entêtement, l'économie, le goût de l'ordre découlent-ils de l'utilisation de l'érotisme anal. L'orgueil estdéterminé par une forte disposition à l'érotisme urinaire » Trois essais, p. 190. Le processus de la sublimation nenous propose pas seulement une esquisse de caractérologie, mais plus généralement encore de la vie éthique C'est ainsi que la prédisposition perverse générale d e l'enfance peut être considérée comme la source d'un certain'nombre de nos vertus dans la mesure où, par formation réactionnelle, elle donne le branle à leur élaboration »ibid.,p. 190.Cependant le texte principal sur la sublimation reste Un souvenir d'enfance de Léonard de Vinci 1910. Le souvenirest le suivant Je semble avoir été destiné à m'occuper tout spécialement du vautour, écrit Léonard, car un despremiers souvenir d'enfance est qu'étant au berceau, un vautour vint à moi, m'ouvrit la bouche avec sa queue etplusieurs fois me frappa avec sa queue entre les lèvres ». Bien entendu ce récit peut n'avoir aucune objectivité etêtre une reconstruction. Or Freud ne dispose que d'un matériel fort réduit pour interpréter cet unique souvenird'enfance quelques éléments biographiques peu sûrs, des textes et des dessins des fameux Carnets et enfinsurtout l'oeuvre artistique. En fait Freud s'appuie sur la symbolique dégagée par l'expérience psychanalytique et surla symbolique des légendes et des mythes en particulier de l'Égypte ancienne concernant le vautour. D'emblée ilcompare le souvenir au moins en partie reconstruit, avec la préhistoire fabuleuse que s'attribuent les peuples. Ilretrouve dans le souvenir d'enfance de Léonard, la théorie sexuelle infantile de la mère phallique que l'expériencepsychanalytique met en rapport avec une relation érotique intense à la mère et avec un type d'homosexualitévraisemblable chez le peintre, même si elle n'est restée que platonique. Freud cite alors le fameux sourireénigmatique des figures féminines ou masculines dans les tableaux de Léonard, et même il reprend à son compte la découverte » de son disciple O. Pfister qui voyait le contour d'un vautour, symbole de la maternité, dansl'enroulement compliqué du manteau de Marie penchée sur l'enfant Jésus, telle qu'elle est représentée dansl'admirable sainte Anne du cette partie de l'interprétation freudienne a été vivement contestée la documentation historique estincomplète et surtout l'oiseau du souvenir n'est pas un vautour Freud a été trompé par la traduction mais un milan; dès lors le rapprochement avec le symbolisme égyptien du vautour n'est plus tenable et il ne peut plus êtrequestion d'en retrouver l'image dans la sainte Anne du Louvre. Plutôt que de s'attarder sur la discussion d'un casindividuel, dans des conditions telles que l'interprétation ne peut qu'être hautement hypothétique, il est plusimportant de suivre le processus de la sublimation, quelle que soit la valeur historique de l'exemple. Ce que Freudcherche à expliquer par l'analyse du fantasme d'enfance de l'oiseau milan ou vautour est la conjonctionexceptionnelle chez Léonard du refoulement et des inhibitions sexuelles d'une part et d'autre part d'uneextraordinaire capacité de sublimation. Dès la première enfance, les pulsions de voir, de savoir se manifestent avecforce dans l'investigation sexuelle. Une autre personne que Léonard n'aurait sans doute pas réussi à soustraire laplus grande partie de ses pulsions sexuelles au refoulement par la sublimation en soif de savoir. Il aurait pu enrésulter soit un dépérissement du travail intellectuel soit une névrose de type obsessionnel dont quelques traits seretrouvent d'ailleurs dans la biographie de Léonard. Il semble que, dans son cas, la curiosité sexuelle infantileprédominante se sublima en productions scientifiques et artistiques, cependant qu'une faible part de la libido resteorientée vers un but sexuel, et encore, par suite de la fixation à la mère, sous une forme reconnaît les limites d'une telle biographie psychanalytique. Il se défend de vouloir expliquer le génie par lapsychopathologie. Au XIXe siècle une certaine exaltation romantique conduisit à expliquer la supériorité du grandhomme par le trouble mental et des psychiatres en ont fait la théorie. Mais penser que tous les génies sont fousn'est pas même rassurant pour la médiocrité de l'homme ordinaire, car la réciproque n'est sûrement pas vraie !Récemment encore des tonnes de papier ont été consacrées aux aspects les plus pathétiques de la vie de VincentVan Gogh, sans rien nous apprendre sur son art. Selon une formule rapide mais juste, Van Gogh n'a pas peint deschefs d'oeuvre parce qu'il était fou mais contre sa folie. Depuis Freud, de nombreuses biographies d'écrivains,. »
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