đŸȘ Les Seigneurs De La VallĂ©e De L Isle

Tousnos chiots ou chiens proposĂ©s Ă  la vente sont inscrits au Livre des Origines Françaises ( L.O.F. ), nĂ©s Ă  l'Ă©levage et les parents sont prĂ©sents et visibles. Tous sont suivis rĂ©guliĂšrement par notre vĂ©tĂ©rinaire qui dĂ©livre le certificat vĂ©tĂ©rinaire de cession lors de la visite sanitaire dĂ©taillĂ©e de sortie de l'Ă©levage. IlapprĂ©cie la compagnie des biĂšres blondes, des vins blancs secs, les rosĂ©s secs et les rouges lĂ©gers. Le nom du fromage rend hommage au sieur Pierre-NoĂ«l LeGardeur qui a fondĂ© la seigneurie de Tilly en 1700, mĂȘme endroit oĂč se trouve aujourd’hui la Fromagerie Bergeron dans la ville de Saint-Antoine-de-Tilly. Cataloguecollectif de France. Mon compte CCFr. Code Mot de passe. Se connecter Deuxgroupes de morts-vivants sur cette carte : 4 archers noirs, 3 nĂ©crophages, 2 Ăąmes en peine, et 1 seigneur nĂ©crophage vous attendent au nord (1).Bloquez-les Ă  la porte pour plus de facilitĂ©. Il y a de fortes chances pour que vous attiriez Ă©galement le second groupe situĂ© un peu plus Ă  l'est (2), composĂ© de 4 Ăąmes en peine, 3 nĂ©crophage, 1 seigneur nĂ©crophage et 1 archer noir. Unerace nordique et primitive. Les chiens spitz sont originaires de la mer Baltique et de l'Allemagne septentrionale. Les chiens de type Spitz ont Ă©tĂ© associĂ©s aux chasseurs-cueilleurs du nĂ©olithique en Europe. La plaine Nord de l'Allemagne, qui s'Ă©tendait du Rhin Ă  la Vistule, Ă  l'Est et couvrant la plupart du Danemark, Ă©tait une zone Laville de Rennes fut assiĂ©gĂ©e par les Anglais en 1357, Guillaume Gauteron, gendre de Guillaume Bataille, seigneur du Plessix (voir Notes sur la famille Bataille qui possĂ©dait la terre et seigneurie du Plessix en SĂ©vignac - la seigneurie du Plessix Gautron Ă  SĂ©vignac), participait Ă  la dĂ©fense de cette citĂ©, la capitale Bretonne aurait sans doute capitulĂ© sans l’astuce de son DĂ©couvrez24748 itinĂ©raires de randonnĂ©es en France et Ă  l'Ă©tranger. Les itinĂ©raires peuvent ĂȘtre pratiquĂ©s Ă  pied, Ă  VTT, en cyclo-route, Ă  ski, en raquettes Ă  neige, Ă  cheval ou en barque/canoĂ«/kayak. Chaque itinĂ©raire de randonnĂ©e est accompagnĂ© d'un descriptif prĂ©cis, d'une carte au 1:25000 (IGN pour la France) et souvent Au9°siĂ©cle, un seigneur nommĂ© Bouchard de L'Isle jeta les fondations d'un chĂąteau , qui lui servit de camp retranchĂ© ,avec ses hommes d'armes contre les raids des Normands qui Ă  cette Ă©poque ravageaient la vallĂ©e de la Loire et de ses affluents.En 885, ce Bouchard 1°dirigea une expĂ©dition chargĂ© de ramener en Touraine les reliques de St Martin qui se trouvaient en Annonce123- Le meilleur site de petites annonces classĂ©es gratuites - QuĂ©bec - Pour vendre ou acheter des biens et des services au meilleur prix. rdtOt. LES FAMILLES DE LA VALLÉE DE JOUX passa encore bien des siĂšcles avant qu’elle fut habitĂ©e ; les premiers essais de rĂ©sidence permanente tentĂ©s en diverses fois, entr’autres au septiĂšme siĂšcle, n’aboutirent dĂ©finitivement qu’aprĂšs la fondation de l’abbaye de Joux, — 1140, — d’abord avec le personnel de cet Ă©tablissement religieux, puis par le moyen de colons qui vinrent se ranger sous sa juridiction. DĂšs l’origine, gens de L’Abbaye ou colons censitaires appartenaient presque exclusivement Ă  des familles de localitĂ©s avoisinantes, particuliĂšrement du Jura ; ce n’est que plus tard qu’apparaissent les Ă©trangers. Aucune d’elles ne paraĂźt s’ĂȘtre Ă©tablie dans la partie de La VallĂ©e dĂ©pendant immĂ©diatement de l’abbĂ© et soumise au rĂ©gime monastique, cela malgrĂ© les avantages offerts par l’acte, rendu en 1307 par AimĂ©, seigneur de La Sarraz, accordant Ă  l’abbĂ© de Joux le droit de recevoir dans la partie orientale de La VallĂ©e, dĂ©pendance de l’abbaye, des abergataires ou habitants en aussi grand nombre qu’il le trouverait convenable. Ce fait propre Ă  nous Ă©tonner a Ă©tĂ© expliquĂ© par diverses causes dont l’étude nous entraĂźnerait trop loin. — DĂšs le onziĂšme siĂšcle, La VallĂ©e faisait partie de la seigneurie de La Sarraz. L’abbaye de Joux, outre son personnel religieux, employait et entretenait constamment un certain nombre de commensaux et de valets qui, n’y Ă©tant pas dĂ©finitivement Ă  demeure, ne laissĂšrent aucun Ă©tablissement laĂŻque. Ce couvent ne fut donc, par sa population intermittente et par son exploitation limitĂ©e Ă  son territoire, qu’un acheminement aux entreprises particuliĂšres de colonisation dans La VallĂ©e ; pendant les trois ou quatre siĂšcles de sa durĂ©e le travail accompli par les moines, ou leurs aides, fut relativement important. Pendant les annĂ©es qu’ils s’y consacraient, de La Sarraz, Montricher, L’Isle, Cuarnens, Vaulion et autres localitĂ©s avoisinantes, peut-ĂȘtre de l’abbaye mĂȘme, des travailleurs entreprenants poussĂšrent plus loin leurs essais de culture et bravant la solitude et le - 6 -LEUR ORIGINE ET LEURS ARMOIRIES rude climat, s’établirent en dehors de la juridiction de l’abbĂ©, lĂ  oĂč bien des siĂšcles auparavant l’ermite Ponce avait Ă©tabli sa cellule. Ouvrant la sĂ©rie des colons francs et libres de notre vallĂ©e, mentionnons tout d’abord Perrinet Bron auquel fut abergĂ© le 5 dĂ©cembre 1304, par l’abbĂ© de Joux, Pierre II, des terres dans la combe du Lieu ; il fut probablement le premier habitant de cette localitĂ©, il laissa famille, et sa descendance figura pendant prĂšs de deux siĂšcles au nombre des habitants du Lieu. Cette concession fut bientĂŽt suivie d’autres. Un inventaire des biens de l’abbaye, fait en 1324, est le premier acte qui fasse mention du Lieu du dom Poncet comme d’un hameau ou village naissant ; on y mentionne cinq ou six nouvelles familles ; les Pittet, Perrod, Gudrimaut, Baatard, Estaquaz qui s’y acclimatĂšrent pour quelques gĂ©nĂ©rations quoique, depuis longtemps, elles n’y soient plus reprĂ©sentĂ©es. Vers 1335, l’abbĂ© Jaques Bonnet abergea Ă  un Fribourgeois, Conrad Belvas, habitant du couvent, le domaine dĂ©jĂ  cultivĂ© de champ du Port, emplacement actuel du village du Pont ; mais ce ne fut que son successeur, dont le nom ne nous est pas parvenu, devenu concessionnaire de cet abergement en 1340, qui y construisit la premiĂšre maison. C’est le seul abergement, fait par l’abbĂ© de Joux et dans son territoire, qui soit mentionnĂ© dans les documents connus jusqu’à celui de Vuinet Rochat, un siĂšcle et demi plus tard. En 1344, le sire François de La Sarraz vendit la VallĂ©e de Joux Ă  Louis, comte de Savoie ; celui-ci Ă©tant dĂ©cĂ©dĂ© et n’ayant qu’une fille, Catherine de Savoie, les habitants passĂšrent sous la souverainetĂ© de son Ă©poux, Guillaume de Namur, pour rentrer peu aprĂšs sous la domination de Savoie en 1359 ; le 14 juillet de la mĂȘme annĂ©e, AmĂ©dĂ©e VI annexa La VallĂ©e Ă  la seigneurie des ClĂ©es et confirma aux nobles, bourgeois, manants et habitants de cette chĂątellenie, les libertĂ©s, franchises, privilĂšges, exemptions et coutumes qui leur avaient Ă©tĂ© prĂ©cĂ©demment accordĂ©es, de sorte que les - 7 - INTRODUCTION Dans les divers exposĂ©s historiques publiĂ©s jusqu’ici 1 , concernant nos localitĂ©s, institutions et communes de la VallĂ©e de Joux, un cĂŽtĂ© du sujet laissĂ© au second plan ou perdu au milieu des dĂ©tails et des gĂ©nĂ©ralitĂ©s de l’ensemble, nous a suggĂ©rĂ© l’idĂ©e du travail que nous avons l’honneur de prĂ©senter aujourd’hui Ă  votre sĂ©ance. Pour Ă©crire l’histoire d’un peuple nombreux, d’une nation, il est Ă©vident qu’il ne saurait ĂȘtre question de suivre en mĂȘme temps les particularitĂ©s d’innombrables familles qui participent Ă  sa vie ; tout au plus l’auteur s’arrĂȘte Ă  quelques groupes qui s’imposent, familles Ă©minentes, successions de personnalitĂ©s illustres, dont les traits saillants et l’activitĂ© se confondent avec la chaĂźne des Ă©vĂ©nements retracĂ©s. 1 MĂ©moire prĂ©sentĂ© Ă  l’assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de la au Pont, 4 septembre 1905, par M. H. Golay. Sources consultĂ©es Nicole, Histoire le la vallĂ©e de Joux ; F. de Gingins, Annales de l’Abbaye de Joux ; L. Reymond, Notice historique, et d’autres moins 2 and 3 LES FAMILLES DE LA VALLÉE DE JOUX Page 5 and 6 EPOQUE MÉDIÉVALE Les familles mĂšPage 7 and 8 LEUR ORIGINE ET LEURS ARMOIRIES rudPage 9 and 10 LEUR ORIGINE ET LEURS ARMOIRIES nurPage 11 and 12 LEUR ORIGINE ET LEURS ARMOIRIES MenPage 13 and 14 LEUR ORIGINE ET LEURS ARMOIRIES dPage 15 and 16 LEUR ORIGINE ET LEURS ARMOIRIES nomPage 17 and 18 LEUR ORIGINE ET LEURS ARMOIRIES vanPage 19 ou NĂ©coulaz, — forme patois et fPage 22 and 23 LES FAMILLES DE LA VALLÉE DE JOUX Page 24 and 25 LES FAMILLES DE LA VALLÉE DE JOUX Page 26 and 27 LES FAMILLES DE LA VALLÉE DE JOUX Page 28 and 29 LES FAMILLES DE LA VALLÉE DE JOUX Page 31 and 32 EPOQUE MODERNE Un siĂšcle d’émanPage 33 LEUR ORIGINE ET LEURS ARMOIRIES tudPage 36 and 37 LES FAMILLES DE LA VALLÉE DE JOUX Page 38 and 39 LES FAMILLES DE LA VALLÉE DE JOUX Page 40 and 41 LES FAMILLES DE LA VALLÉE DE JOUX Page 42 and 43 LES FAMILLES DE LA VALLÉE DE JOUX Page 44 and 45 LES FAMILLES DE LA VALLÉE DE JOUX Page 46 LES FAMILLES DE LA VALLÉE DE JOUX Page 49 and 50 ARMOIRIES DES FAMILLES ANCIENNES DEPage 51 and 52 ARMOIRIES DES FAMILLES ANCIENNES DEPage 53 and 54 ARMOIRIES DES FAMILLES ANCIENNES DE PubliĂ© dans le bulletin n°15 Peu de vallĂ©es offrent, comme celle de la Crempse, une telle densitĂ© de belles demeures. Le voyageur qui les dĂ©couvre ne peut qu’ĂȘtre surpris et s’interroger sur leur prĂ©sence. Certaines surplombent la vallĂ©e du haut des collines, d’autres qui nous intĂ©ressent plus particuliĂšrement aujourd’hui sont construites dans la vallĂ©e mĂȘme. De la source de la Crempse, Ă  Beauregard, jusqu’à Mussidan oĂč elle rejoint l’Isle, on rencontre Pomport, la Forge du Pont, La Poude, La Rigaudie, La Sirerie et enfin la Forge de Lavaure. Ces demeures furent un temps moulins et pour la plupart rĂ©sidences de maĂźtres de forges. Cette richesse s’explique en fait par quatre facteurs la prĂ©sence de minerai de fer de bonne qualitĂ©, de vastes forĂȘts, du ruisseau de la Crempse et surtout de l’homme qui par son travail et son ingĂ©niositĂ© a su les exploiter. DĂšs l’AntiquitĂ©, des forges ont Ă©tĂ© installĂ©es dans notre vallĂ©e. L’ñge du fer permet grĂące Ă  un outillage plus performant un grand dĂ©veloppement de l’agriculture. Ces forges, que l’on devrait plutĂŽt qualifier de fonderies, servaient Ă  extraire le mĂ©tal du minerai alors que le travail de la forge consiste Ă  transformer ce mĂ©tal en objet. Sans doute les deux acti­vitĂ©s Ă©taient-elles liĂ©es. Sur les cartes et les documents les plus anciens figure le plus souvent le seul mot de forge. Henri Wlgrin de Taillefer fait Ă©tat dans Les AntiquitĂ©s de VĂ©sone de plusieurs sites de forges qu’il pense ĂȘtre d’origine gauloise. Les lieux-dits Les MiniĂšres, BrĂ»le-fer, Merdefer mĂąchefer et bien d’autres tels que FerriĂšres, Farge, Lafarge, Fargue, Lafargue, La Forge, etc. sont les tĂ©moins de cette activitĂ©. La forge ancienne n’a besoin pour fonctionner que du minerai et du bois nĂ©cessaire Ă  alimenter le feu pour le fondre. Le minerai affleure en de nombreux endroits et la forĂȘt permet la fabrication du charbon de bois nĂ©cessaire Ă  la fonte. Pour des raisons pratiques Ă©videntes ces forges se trouvent donc au plus prĂšs des mines et des bois. On alterne couche de minerai et de charbon dans un four d’argile rĂ©fractaire, on entretient le feu avec des soufflets actionnĂ©s manuellement. AprĂšs la fonte, le mĂ©tal doit ĂȘtre longuement martelĂ©, lĂ  encore Ă  main d’homme. Cette façon de faire reste en vigueur jusqu’à la fin de la guerre de Cent Ans. Le pays est dĂ©vastĂ©, la noblesse ruinĂ©e. Des ordonnances royales encouragent l’exploitation des mines par diverses mesures en les exemptant de toute dĂźme seigneuriale, et en exemptant de la taille les ouvriers du fer. Ces privilĂšges et la proximitĂ© du minerai, des bois et des eaux de la Crempse vont favoriser l’installation de fonderies dans la vallĂ©e. Certains seigneurs deviennent maĂźtres de forge. La plupart du temps on adjoint Ă  un moulin dĂ©jĂ  existant les fourneaux et Ă©difices nĂ©cessaires Ă  la fonderie. Les Lur, seigneurs de Longua Saint-MĂ©dard-de-Mussidan et de BarriĂšre Villamblard crĂ©ent la forge de Lavaure Ă  Bourgnac et celle du Pont Ă  Saint-Mamet. Un document fait Ă©tat d’une forge et moulin de Saint-Front de Pradoux? leur appartenant aussi. On trouve mention de l’existence de la forge de La BedĂšne, dĂšs 1494, dans un inventaire des papiers de La Ponsie. Le seigneur de MontrĂ©al autorise l’installation d’un fourneau Ă  La Seyrarie Ă  Issac en 1561. De nombreux textes font allusion Ă  la forge du seigneur ainsi qu’à une papeterie et une maillerie. En 1692 elle figure dans l’inventaire des biens des Duchesne de MontrĂ©al. La forge est alors affermĂ©e louĂ©e au sieur ChiĂšze. Un peu plus loin, Ă  Clermont-de-Beauregard, la forge de La Mouline Basse appartient aux seigneurs de Montclar. Si l’on observe la carte de la vallĂ©e on constate que les forges sont Ă©tablies entre Mussidan et Le-Pont-Saint-Mamet. En amont il n’y en a plus. On trouve plusieurs moulins importants, ce qui exclut que le dĂ©bit de la Crempse en soit responsable. Il serait Ă©tonnant que les seigneurs de Beauregard n’aient pas eu, eux aussi, leur forge. Le moulin de Pomport pourrait bien l’avoir Ă©tĂ©. Le site, moulin et demeure de maĂźtre, conviendrait parfaitement, mais aucune recherche n’a Ă©tĂ© faite et pour l’instant on ne peut rien affirmer. Les moulins, comme les forges, sont souvent dĂ©signĂ©s par le nom de leur propriĂ©taire ou de celui qui les exploite, et il change souvent ce qui ne facilite pas le travail de recherche. La forge de Lavaure est aussi appelĂ©e de Planteau famille de Bergerac. De mĂȘme La BedĂšne dont un LĂ©onard Rigaudie est dĂ©jĂ  maĂźtre de forge en 1543, devient la forge de La Rigaudie. La maillerie de MontrĂ©al prend le nom du mĂ©tayer Laborde qui en 1691 travaille la partie agricole tandis que la fonderie est alors exploitĂ©e par le sieur ChiĂšze, maĂźtre de forge du seigneur de MontrĂ©al. La forge de La Basse Ă  Clermont-de-Beauregard est souvent appelĂ©e forge de Montclar, du nom du village le plus proche. Des bourgeois s’enrichissent aussi grĂące Ă  cette activitĂ©. Des dynasties de maĂźtres de forges vont ainsi apparaĂźtre les La ChiĂšze, La Rigaudie, Chastenet, Auradour, Planteau, Desmoulins de Leybardie
 Les hauts fourneaux apparaissent. On construit Ă  partir du 15e siĂšcle des moulins Ă  fer», des moulines». Jeanne de Cardaillac en fait construire une Ă  Douville. L’énergie hydraulique amĂ©liore considĂ©rablement le processus. Les soufflets et les marteaux sont actionnĂ©s non plus par l’homme mais par une roue entraĂźnĂ©e, comme dans un moulin, par les eaux d’un ruisseau. La production est bien plus importante et de meilleure qualitĂ©. On produit du fer, de la fonte et de l’acier. On vend les barres de mĂ©tal, on fabrique des outils, de la serrurerie, des ustensiles de cuisine, des plaques de cheminĂ©es et de l’armement. Et on exporte. On peut encore voir, abandonnĂ©es dans les jardins des anciennes forges, plusieurs de ces Ă©normes cuves, chaudiĂšres en fait, qui Ă©taient envoyĂ©es aux iles» pour servir dans les usines sucriĂšres des Antilles. Le mĂ©tal Ă  une grande importance. Dans les inventaires de maisons dressĂ©s par les notaires Ă  la suite de successions, tous les Ă©lĂ©ments mĂ©talliques sont consciencieusement dĂ©crits et parfois mĂȘme pesĂ©s. On dĂ©nombre les gonds, les ferrures et les serrures, on pĂšse les pots mĂȘme cassĂ©s. On devine que ce sont des Ă©lĂ©ments de valeur. Ces objets sont fabriquĂ©s sur le site de la fonderie ou chez le forgeron du village qui se fournit en matiĂšre premiĂšre Ă  la fonderie et travaille dans son atelier pour une clientĂšle locale. La production de fer, de fonte et d’acier induit des activitĂ©s artisanales. Le taillandier fabrique des pots, le cloutier des clous, le marĂ©chal ferre le bĂ©tail, forge ou rĂ©pare l’outillage agricole, le roudier cercle les roues de charrette, etc. Il y a aussi tous les ouvriers de la fonderie proprement dite. Les charbonniers qui produisent le charbon de bois, les bouviers qui transportent le minerai, les ouvriers qui le brisent, le lavent, ceux qui le chargent dans le fourneau et bien d’autres manutentionnaires. Certains sont mouleurs de canons ou de pots. Les forges comportent toujours trois sites distincts mĂȘme s’ils sont regroupĂ©s. Il y a tout d’abord le moulin Ă  grain, la plupart du temps avec un logement, quelques bĂątiments agricoles et un peu de terrain, un logement parfois qualifiĂ© de maison de maĂźtre et enfin la fonderie et les nombreux Ă©difices nĂ©cessaires Ă  son fonctionnement. Les fonderies ne fonctionnaient pas en permanence. Le manque de charbon de bois les arrĂȘtait, le moulin, lui, ne craignait que la sĂšcheresse. Voici ce qui compose la forge de la Rigaudie. La demeure du maĂźtre de forge se trouve plus loin. Il s’agit du joli petit chĂąteau de La Rigaudie, en retrait de la route de Mussidan Ă  Villamblard. Maison et logements a Four c Soupente oĂč l’on lave le minerai d Halle Ă  fourneau Ă  fondre le minerai g Forge Ă  battre le fer e martinets, affinerie. Halle aux moules ile mĂ©tal en fusion coule dans des moules. Magasin n Logements pour le forgeron et les ouvriers f, o Les guerres menĂ©es par Louis XIV vont augmenter la demande d’armement. Le roi a besoin de plus en plus de boulets et de canons. Toutes les forges du PĂ©rigord sont en pleine activitĂ©. Pour qu’elles fonctionnent correctement, il leur faut un bon dĂ©bit d’eau et beaucoup de charbon de bois. Il faut de longues annĂ©es Ă  une forĂȘt pour se reconstituer, il est donc important de bien la gĂ©rer. C’est ce qu’on appelle mettre en coupe rĂ©glĂ©e». Et ce ne sera malheureusement pas fait. On coupe, on dĂ©truit la forĂȘt. Mgr de Francheville, Ă©vĂȘque de PĂ©rigueux, s’en Ă©meut On a coupĂ© un grand nombre de chĂątaigniers pour l’usage des fonderies de canons, faute d’autre bois, et ce sera pour l’avenir une cause de disette. L’emploi des boeufs au transport des canons semble ĂȘtre aussi une des causes de la mortalitĂ© qui a dĂ©cimĂ© les animaux
 Les canons seront bientĂŽt transportĂ©s par bateaux sur l’Isle vers Libourne. Mais la misĂšre rĂšgnera Ă  la fin du 17e siĂšcle. En 1753, HĂ©lie-Benjamin ChiĂšze maĂźtre des forges du Pont-Saint-Mamet et de La Basse Ă  Montclar, s’engage Ă  fournir Ă  Mgr le duc de Choiseul, ministre de la guerre, 300 canons Ă  livrer au service de la marine Ă  Lormont. De 1762 Ă  1765 il devra livrer, toujours Ă  Lormont, 330 canons 100 de 18 et 10 de 8 en 1763. L’on sait par un rapport de 1761 que la forge du Pont, faute de bois, Ă©tait arrĂȘtĂ©e depuis quatre ans. C’est donc Ă  La Basse que les canons Ă©taient fabriquĂ©s puis transportĂ©s au port de Migay Ă  Creysse. En 1789, la forge de Planteau » Lavaure emploie une trentaine d’hommes, utilise 10 000 quintaux de minerai et 2500 brasses de bois pour faire 8000 barriques de charbon. Elle produit 3500 quintaux de fonte moulĂ©e ; 300 quintaux de fer en barre dont 200 quintaux de fonte moulĂ©e pots, 200 quintaux de fer en barre vendus dans le dĂ©partement, et 3000 quintaux en chaudiĂšres, cylindres et grilles pour Bordeaux vers les sucreries des Antilles . Les chemins souffrent du transport des ­minerais. Le notaire Boussenot de Montagnac porte plainte Depuis deux ans plusieurs ouvriers ont tirĂ© une quantitĂ© considĂ©rable de mine de fer pour la forge de Planteau sur la Crempse pour faire des canons pour le roi
 plus de 300 charretĂ©es de mine de fer ont Ă©tĂ© conduites Ă  la forge, endommageant les talus avec les bƓufs et les charrettes
 Le notaire, pour diffĂ©rents propriĂ©taires, rĂ©clame le paiement du minerai et des dommages dans leurs bois de Montagnac. Les maĂźtres de forge refusent de payer sous prĂ©texe que c’est pour le roi. La RĂ©volution rĂ©clamera elle aussi ses boulets et ses canons. Les forges de Lavaure, La BedĂšne-La Rigaudie, du Pont et de La Basse travaillent pour les armĂ©es de la RĂ©publique. On utilise les pierres du chĂąteau de Montclar pour agrandir la forge. Rambaud, agent de la forge de Lavaure, Ă©tablit un dĂ©pĂŽt de minerai Ă  Bergerac mais a beaucoup de mal Ă  le faire acheminer jusqu’à Bourgnac. Les bois des environs doivent fournir le charbon. De nouveau les forĂȘts sont dĂ©vastĂ©es. En l’an 2 le citoyen Pierre Planteau M° de la forge de Bourgnac est invitĂ© Ă  mettre sur le champ sa fonderie en activitĂ© pour y fondre 4668 quintaux rĂ©partis ainsi 3000 quintaux en gueuse de fer de 50 et 100 livres; 168 quintaux et 4 livres en boulets. Boulets ronds -2188 de calibre 36; 250 de calibre 18; 6020 de calibre 8; 610 de calibre 6. Boulets sans prĂ©cisions 754 de calibre 36 ; 744 de calibre 6. On rĂ©quisitionne des cĂ©rĂ©ales pour alimenter les ouvriers, mais faute de bois les forges Ă©prouvent de grandes difficultĂ©s Ă  fonctionner. Elles reprennent au 19e s. mais sont dĂ©finitivement ruinĂ©es par la concurrence des fers Ă©trangers et par les usines plus modernes rĂ©cemment construites. Les forges deviennent scieries ou exploitations agricoles modernes et innovantes comme La Rigaudie
 Les marteaux ont cessĂ© de battre, les bĂątiments des fonderies ont tous disparu. Il ne reste souvent, comme tĂ©moignage de leur ancienne activitĂ©, que les canaux qui menaient l’eau aux roues qui actionnaient soufflets et marteaux. Le calme est revenu dans la vallĂ©e de la Crempse. Les maisons des maĂźtres de forge ont subsistĂ©. Elles font aujourd’hui partie de ces nombreuses rĂ©sidences qui font le charme de la rĂ©gion. GrĂące Ă  l’amabilitĂ© de leurs propriĂ©taires nous avions pu organiser leur visite en juin dernier. Malheureusement la chaleur tropicale qui rĂ©gnait Ă  cette Ă©poque fit que seule une quinzaine d’amoureux du patrimoine se dĂ©placĂšrent. Catherine Paoletti

les seigneurs de la vallée de l isle